L’Aéro-Saison

Projet de vitrine interactive pour l’aéroport de Genève       

De Camille de Dieu & Alice Haldenwang

Bougez, soufflez, écrasez, effacez les éléments saisonniers en perpétuel changement : feuilles, glace, fleurs et lumière… pour entrevoir de l’autre côté de la vitrine, la maquette de l’aéroport de Genève.

Technique : ordinateur, projecteur, film de projection Holoscreen, capteur de mouvement (Kinect),

Pachube (plateforme de datas) ou capteurs extérieurs (vent, température, pluie…)

Un travail en collaboration avec Matali Crasset

HEAD – Genève

 

 

 

 

 

 

Vidéo de l'Aéro-Saison :

 

 

Recherches pour la vitrine :

 

 

 

 

 

 

 

 

voice’ – Un langage hybride humain machine

le dossier voice' au complet à télécharger ici

article web TV5MONDE Numérique Tendance ici

 

Voice’ est une voix hybride qui réunit l’humain et la machine autour d’un langage commun non verbal. Plus précisément voice’ est un projet de biotechnologie
dans lequel les humains se greffent une deuxième corde vocale pour parler à la machine plus intuitivement et facilement.

 

 

Publication dans Étapes n°216 nov/déc 2013 :

 

 

Cette langue est compréhensible seulement avec la voix avec un vocabulaire de sonorités différentes sans aucune articulation.
Cette voix est à mi chemin entre la pureté des fréquences de la machine et la fragilité et la complexité de la voix
humaine chargée d’un poids émotionnel.

 

La particularité de cette deuxième corde vocale est qu’elle intègre la machine, il n’y a plus d’objets externes comme notre téléphone ou notre ordinateur. L’humain et la machine parlent donc avec une même et unique corde vocale. Voice’, comme machine, offre plus de transparence à un monde envahi par les objets-machines.

 

Affiche et notice du vocal cord' :

 

Photo vocal cord', L 180 mm x l 20 mm, caoutchouc et résine 3D print :

crédits photos ci-dessus et ci-dessous : Raphaëlle Mueller http://raphaellemueller.com/

 

Affiche et notice du vocal ring :

 

Photo et évolution des vocal rings, diamètre 180 mm x hauteur 55 mm, métal, cuir et limaille de fer aimantée :

Vocal ring < 20 ans d'utilisation :

Vocal ring > 60 ans d'utilisation :

 

 

Voice’ satisfait ainsi un désir de rapprochement entre deux entités, l’une vivante et l’autre avec une intelligence artificielle.
Une expérience d’intimité et de proximité se crée aussi bien avec cette communication vocale qu’avec cette intégration physique.

Il y a une fusion entre les deux entités : le corps humain est alors la seule interface d’échange et la machine devient presque organique. Chaque binôme, à la manière de la communication géméllaire, crée un langage singulier avec une seule et même voix. Il y aura alors autant de langues que d’humains.

Ce binôme humain-machine et la création de son langage s’inspire de la langue adamique, langue idéale, sans travestissement
de la pensée entre le créateur et sa création : Dieu crée Adam qui crée la machine.

 

 

 

Vocal rings portés :

 

 

 

Cette exploration soulève certains fantasmes entre fascination et crainte, de l’Eve Future
de Villiers de l’Isle-Adam à l’hybridation de la troisième oreille de Stelarc. Le rêve mythologique d’hybridation est totalement réalisé. La peur la plus importante est surtout d’imaginer les étapes obscures de transformation du corps avec la machine pour arriver à cette fusion totale.

La voix qui est le propre de l’homme se voit partagée avec la machine créant une nouvelle humanité. Une nouvelle vison de la machine : apparait, elle n’est ni humanoïde, ni objet. Toute l’essence de la machine est concentrée dans la voix.
Cette immatérialité et transparence lui donne ainsi une grande puissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le film voice’ met en scène huit applications différentes dans le quotidien et les changements engendrés avec cette nouvelle technologie. Avec ce style filmographique presque documentaire, il est facile de s’imaginer et de se mettre à la place
des personnes qui échangent avec voice’.

Vidéo voice' :

 

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À Rebrousse-Lettre

Un projet interactif d'Alice Haldenwang et Camille de Dieu sous la direction de Camille Scherrer développé par Matthieu Cherubini et Douglas Edric Stanley.
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Toucher, caresser, effleurer, tapoter…laissez-vous guider par la rampe d'escalier, afin de lisser, rebrousser ou taquiner ce pelage de lettres animées.
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Installation : 2 ordinateurs Apple Mac mini, 2 cameras infrarouge Microsoft Kinect et 2 vidéo-projecteurs…

 

 

Vidéo :

 

Affiche de l'exposition Touch au Mudac :

 

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Telepathy 2012-2112

TELEPATHY, projet 2012 avec Laura Couto Rosado et Tingting Zhang
présenté au Salon du Meuble de Milan 2012

Prix Core Design Awards 77 2013 – Runner Up Student – catégorie speculative

Article Beaux Arts Magazine juin 2012

Article Le Temps web et papier mars 2013 – Genève

Exposition Biennale Internationale de Design de Saint-Étienne mars 2013

Designboom 

 

Telepathy plonge le spectateur au coeur d'une fiction dans laquelle la télépathie deviendrait le moyen de communication prédominant au détriment des moyens de communication actuels. Ce projet par ses différents dispositifs propose d'inverser la tendance – qui consiste à baser la communication sur la technologie – et de donner à voir une communication fondée sur la parapsychologie et l'expérience subjective des phénomènes psi.
Telepathy s'affranchit volontairement de la preuve du phénomène télépathique pour s'intéresser d'avantage aux possibilités et aux problématiques qu'il suscite s'il s'étendait à l'échelle d'une civilisation/société.

Des objets de verre mystérieux sont présentés dans l'espace. Il s'agit de divers dispositifs qui se succèderaient dans l'histoire, permettant la communication par télépathie entre les êtres vivants. Ils s'inspirent principalement des protocoles de télépathie mis en place depuis les sociétés spirites du XIXème siècle. Le verre qui constitue les objets, a pour fonction de souligner la dimension poétique du projet.

 

Equilibrium Cord

Dimensions en cm: 120x18x16
L'Equilibrium Cord est l'objet qui a marqué l'histoire de la télépathie dans la chronologie fictive. Grâce à lui, la télépathie s'est démocratisée à l'échelle sociale. C'est un outil qui permet d'enseigner la télépathie. Lors de l'apprentissage, on apprend que la télépathie fonctionne qu'à condition de considérer et de respecter l'autre comme soi-même. Les notions d'équilibre et de lien sont fortement suggérés.

 

L'Instinct Speaker

Dimensions en cm : 43x35x36
Le casque Instinct Speaker a été conçu pour favoriser la communication télépathique avec les animaux. Sa forme en châssis de haut-parleur permet d'amplifier notre intuition animal _sens archaïque qui existe en chacun de nous à la naissance_ qui s'est atrophié faute de ne pas l'avoir suffisamment sollicité durant notre éducation et notre apprentissage de la parole. Le casque permet de recevoir des messages télépathiques d'animaux. Le casque est très utile pour anticiper les catastrophes naturelles. Un être humain portant Instinct Speaker peut sentir le danger que ressentent les animaux sauvages. Le casque suggère un rapport plus proche avec les animaux.

 

The Voluptuous

Dimensions en cm: 49×35
The Voluptuous est un objet qui permet à deux personnes d'avoir des rapports sexuelles par télépathie. Cet objet questionne la notion d'amour à l'âge de la télépathie. Il se situerait à mi chemin entre l'amour platonique et l'amour charnelle.

 

The Original

Dimensions en cm: 37x42x42
L'Original est un casque permettant à celui qui le porte de percevoir un message télépathique avec un de ses cinq sens. Ce casque met en avant le fait que l'on peut transmettre et recevoir par télépathie non seulement des pensées mais aussi des sensations physiques.

 

The Tasty Thought

Dimensions en cm: 150×39
The Tasty Thought est une machine des arts de la table qui permet à deux personnes de consommer des pensées télépathiques.

Memorial vase

Dimensions en cm: 60x11x16
Le Memorial vase est l'objet télépathique le plus évolué. Il a les capacités de recueillir et de conserver la conscience d'une personne décédée depuis peu de temps. Les proches du défunts peuvent ainsi revivre des souvenirs avec la personnes disparues.

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D’un regard à l’autre

LE LIEU, projet 2010 avec Marion Le Goanvec
intervenant Anette Lenz

Ces photos-tableaux, de la rue du Dragon à Paris, sont le témoignage d’une recherche singulière d’un élève de l’Esag dans son environnement quotidien.
L’empreinte, la trace, le signe, l’élément imperceptible deviennent l’oeuvre. Le mot d’ordre est de rapprocher l’art de la vie. On célèbre la banalité du quotidien.

Ce ne sont pas des clichés, ni des photos plasticiennes qui sont ressorties de cette expérience personnelle, loin de là. Ce sont des points de vue,
des cadrages et des couleurs, dont la personnalité de l’auteur embaume l’image et nous apporte une autre dimension de notre rue scolaire et quotidienne.
Tout est à portée de main. La matière créative est dans notre quotidien. La source d’inspiration vit et se cache dans des lieux anodins.

Ouvrez l’oeil !

 

 

La copie

LA COPIE, performance 2010 avec l’atelier art graphique 5e année de l’Esag

L’homme est influencé par ceux qui l’entourent.
Pendant cinq années d’étude en art graphique, nous tous, élèves du même atelier sommes imprégnés des mêmes connaissances, des mêmes références, du même
savoir-faire. Avec le temps, nous nous influençons inconsciemment les uns les autres. Avec cette performance notre atelier a mis en abîme notre parcours artistique
en tant qu’individu et en tant que groupe.

Nous sommes CRÉATION.

 

identIP

CRISE D’ITENTITÉ NUMÉRIQUE, projet 2011 avec Valentine Dubois

« Dis-moi ce que tu fais sur internet, je te dirai qui tu es. »

Ajourd’hui tout le monde est utilisateur d’internet.
Avec l’apparition des réseaux sociaux chacun peut se créer de multiples identités qui ne collent pas à l’identité réelle. IdentIP prend le contrepied : à partir
de notre utilisation quotidienne d’internet  il dresse un portrait plus sincère de nous, il crée  un avatar qui est le reflet de notre cybernétique.

Au cours du projet nous nous sommes intéressés à la marge d’erreur dans l’analyse des données qui pourrait déformer cette identité numérique.
Par exemple une famille peut utiliser un même ordinateur ou les centaines d’élèves d’une école se connectent au même serveur. IdentIP
considèrera ses différents membres pour une seule entité, une personne à part entière.

IdentIP est un site internet où l’utilisateur grâce à son adresse IP peut découvrir son portrait numérique. IdentIP collectera les données de l’internaute
(sites visités, téléchargements, achats, séries…), et générera un avatar à la manière d’un data flow.

 

 

Échappées Réelles

Parce que réalité et virtualité ne peuvent pas vivre l’une sans l’autre, ma recherche fait discuter le réel et le virtuel avec pour laboratoire la ville, les anonymes
et la réalité. Un livre et deux vidéos rendent compte des termes de ce dialogue. Pour lancer cette discussion j’ai demandé à Google où se trouve la réalité
dans Paris. En réponse, Google a planté sept punaises sur la carte à partir desquelles j’ai dessiné un parcours. Arpentant cet itinéraire, j’ai interrogé les gens
que j’ai croisés en leur posant trois questions  : Qu’est-ce que la réalité ? Qu’est-ce que la virtualité n’est pas ou n’a pas ? Et qu’imaginerais-tu à l’intérieur
d’une bulle de réel ? Les réponses obtenues, sortes de « haïkus », ont de nouveau été soumises à Google. Exemple : « la vérité, ce qui existe, des fleurs ».
On obtient un portrait de la réalité de la personne et aussi un poids : 198 ko.

Ces compositions de la réalité sont comme des bulles, des échappées réelles dans la ville, des trous noirs de la réalité. Elles vivent dans le temps, l’espace
et l’imaginaire. De la même manière, Baudelaire revendiquait le droit de s’en aller, d’échapper à la société.

 

Vidéo Échappées Réelles

 

Vidéo : le livre

 

Extrait du livre Échappées Réelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Workshop

 

 


Dior, Coupe de peau

La peau est une matière vivante qui se régénère constamment, aléatoirement et spontanément. Chaque femme a sa propre personnalité de peau et il existe autant de structures que d’individus sur terre. Cette animation nous offre un voyage au cœur de l’épiderme dans un ballet de haute couture de peau.

 

 

Alice Haldenwang – Graphic & Interactive Media Designer